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Election des Gouverneurs et vice-gouverneurs des provinces: Ça se déroule au Sud-Ubangi, le Sankuru doit encore patienter

L’élection du Gouverneur et de son vice s’est bien déroulée dans la province du Sud-Ubangi, comme initialement prévue pour le 10 juillet 2019, et non dans celle du Sankuru. Là, il y eu report, à en croire un communiqué de presse de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Au Sud-Ubangi, l’on apprend que les opérations de vote pour l’élection de Gouverneur et vice-gouverneur de province se sont bien déroulées, hier mercredi dans cette province. « Aussitôt les opérations de scrutin terminées dans cette province, le Bureau de vote s’est immédiatement transformé en celui de dépouillement et a procédé au comptage des bulletins de vote en présence des témoins, des observateurs, des journalistes et de 5 électeurs choisis parmi les députés provinciaux », indique le communiqué de presse publié à cet effet. A l’issue du dépouillement, poursuit ledit communiqué, les résultats ont été rendus publics et affichés devant le bureau de l’Assemblée nationale du Sud-Ubangi faisant office de bureau de vote. Ainsi, 27 députés provinciaux ont pris part au vote, soit un taux de participation de 100% et 0 bulletin déclaré nul. De 6 candidats, c’est l’Indépendant Jean-Claude Mabenze qui l’a emporté avec 17 voix. Il est suivi du RRC Jean-Cléophas Mwase (7 voix) et l’Indépendant Joachin Taila avec 3 voix. Les autres n’ont récolté aucune voix. Après le contrôle de cohérence des résultats en provenance de la province du Sud-Ubangi tels que présentés par le Centre local de compilation des résultats, renseigne la CENI, le bureau de la Centrale électorale proclame provisoirement les élus, respectivement Gouverneur et vice-gouverneur de la province du Sud-Ubangi, au regard de leurs noms, les personnes ci-dessous : l’Indépendant Jean-Claude Mabenze et Zabusu Zéphirin. La Commission électorale nationale indépendante (CENI) rappelle aux candidats indépendants, aux partis et regroupements politiques ayant participé à l’élection des Gouverneur et vice-gouverneur de la province du Sud-Ubangi que les réclamations et contestations relatives aux résultats provisoires ainsi publiés seront portées devant la Cour d’Appel du Sud-Ubangi, faisant office de Cour administrative d’Appel. Et cela, dans un délai de huit jours dès l’annonce des résultats provisoires. Le Sankuru doit encore attendre Dans un communiqué parvenu à L’Avenir, la CENI indique que pour des raisons d’ordre technico-logistique et pour préserver la sécurité et la paix au niveau de la province du Sankuru, l’élection des Gouverneur et vice-gouverneur de cette province est reportée à la date du samedi 20 juillet 2019 telle que fixée par la décision du 10 juillet 2019. Pour la petite histoire, en ce qui concerne la province du Sankuru, la CENI a pris en compte l’arrêt rendu le 28 février 2019 par la Cour d’Appel de cette province, par lequel la Cour avait déclaré irrecevable la candidature de M. Mukumadi Joseph Stéphane à l’élection des Gouverneur et vice-gouverneur de province. Cette affaire a été portée au Conseil d’Etat qui, siégeant dans la section du contentieux, chambre des élections, des formations politiques et des organismes professionnelles, saisi au second degré en matière de contestation des listes provisoires des candidatures à l’élection des Gouverneurs et vice-gouverneurs de provinces, avait rendu son arrêt le 27 mars 2019. Ledit arrêt a annulé l’œuvre du premier juge pour mal jugé en réhabilitant la liste des candidatures de MM. Mukumadi Joseph Stéphane et Tchyabilo Nickoto Paul à l’élection des Gouverneur et vice-gouverneur du Sankuru. Le même Conseil d’Etat, siégeant dans la section du contentieux, chambre des élections, des formations politiques et des organismes professionnels, saisi au second degré en matière de contestation des listes provisoires des candidatures à l’élection des Gouverneurs et vice-gouverneurs de province, rendra son arrêt le 21 juin 2019. Cet arrêt a la particularité d’annuler les résultats de l’élection des Gouverneur et vice-gouverneur du Sud-Ubangi tenue le 13 avril 2019 et ordonne à la CENI d’inscrire sur la liste définitive de l’élection des Gouverneur et vice-gouverneur de la province du Sud-Ubangi, les candidats Taïla Nage Joachim et Ezugande Yatembaki Patrick et d’organiser une nouvelle élection dans les délais de la loi. Pour y arriver, la CENI dit avoir aussi tenu compte des consultations des parties prenantes au processus électoral, notamment les députés provinciaux du Sankuru. Si la CENI a fixé l’élection au Sankuru le 20 juillet prochain, entre Lambert Mende de l’Alliance Politique et Alliés et l’Indépendant Joseph Stéphane Mukumadi, le premier ne l’entend pas de cette oreille-là. Il a même saisi le juge constitutionnelle et attend que celui-ci se prononce, avant toute organisation d’élection. Devant cette bataille juridique, certains observateurs de la scène politique congolaise pensent que la CENI n’aura pas d’autre choix que de convoquer ce scrutin. Des manifestants réclament la tenue de l’élection au Sankuru L’on apprend qu’un groupe de jeunes qui se revendiquent originaires de la province du Sankuru ont manifesté ce mercredi 10 juillet 2019 devant le siège national de la Commission électorale nationale indépendante. Ils réclament la tenue des élections des gouverneurs dans leur province. Ils étaient une trentaine. Entre chansons et calicots en mains, ces manifestants expriment leur mécontentement suite au report des élections du gouverneur dans le Sankuru qui étaient prévues aujourd’hui. « Nous exigeons à la CENI l’organisation immédiate et sans condition de ces élections. Car un peuple conscient de son destin est plus puissant qu’une bombe atomique. La CENI doit nous dire pourquoi il y a report des élections dans notre chère province de Sankuru », disent les manifestants dans une déclaration lue en marge du sit-in. Selon plusieurs sources, les raisons sécuritaires ont été à la base du report de l’élection du gouverneur dans le Sankuru. Joseph-Stéphane Mukumadi et Lambert Mende sont les deux candidats pour ce scrutin. Même si la CENI épingle les raisons ethnico-sécuritaires pour repousser l’élection du Gouverneur de Sankuru et de son adjoint, disons que ce report n’est pas du tout à l’actif de la province qui a pas mal de défis mais reste enclavée. Le temps n’est plus aux querelles byzantines et inutiles, mais à la confection et à la défense des projets de développement pour sortir la province de leur isolement. Désormais, on n’est plus fort par sa capacité à créer inutilement des conflits entre les ‘’savaniens’’ ou forestiers et les montagnards, mais par sa capacité à sortir son entité du sous-développement. Et ce, parce que la majorité des provinces, hormis Kinshasa, Haut Katanga, Nord-Kivu et Sud-Kivu, est enclavée et où des problèmes d’infrastructures se posent avec acuité. C’est donc le moment de se serrer les coudes, pour remporter la bataille de la compétition provinciale, en freinant l’exode massif des populations vers des centres plus urbanisés. Les richesses provinciales devront être exploitées pour servir d’abord la population à la base, sans oublier d’éventuels appuis du Gouvernement central, par le biais de la décentralisation.



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