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8 mars 2020: La RDC honore la Femme

La ministre d’état, ministre du Genre, Famille et Enfant, Béatrice Lomeya Atilite a organisé, sous le haut-patronage du Président de la République Felix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, la journée à l’honneur de la Femme congolaise, le dimanche 08 mars 2020 à l’esplanade du stade des Martyrs.

A cet effet, elle a lancé un appel aux femmes des sociétés de la ville province de Kinshasa, ainsi que celles des institutions internationales venues de part et d’autre pour commémorer cette journée internationale de la femme. La cérémonie a débuté à partir de 9h45’, avec une prière qui a été faite par le pasteur Kondo wa Kondo, ainsi que la Révérende Ilunga Sakombi Germaine. Apres cette prière d’ouverture, place à l’hymne national pour le lancement officiel de ladite cérémonie. S’en est suivi le mot de bienvenue qui sera dit par la secrétaire générale du ministère de Genre, famille et enfant, Adrienne Binuana. Ensuite, elle a fini par donner le but de la cérémonie qui était de sortir les femmes de l’ignorance et de la pauvreté. Une foule incroyable des femmes venues de divers horizons, dont la plupart brandissait des banderoles de leurs sociétés ou partis politiques, associations ou regroupements. Chaque société s’est choisi un thème en vue de célébrer la journée internationale de la femme. Pour le cas du ministère de la recherche scientifique et innovation technologique, le thème retenu est : « le 08 mars, signal fort pour la valorisation de la femme congolaise dans la recherche scientifique et innovation technologique ». Pour la Société civile « N.G.A.S.A » : « luttons pour favoriser l’accès des femmes à l’autonomie dans nos communautés de base ». Pour celui de la Regideso : « ensemble, servir la nation en eau potable en quantité et qualité suffisante, afin de garantir la paix et la sécurité de la population ».

Une joie abondante au cœur de toutes ces personnes accompagnées des danses et des chants animés par le groupe musical chrétien de « Maman Shabani », devenue aujourd’hui Pasteur. La cérémonie se poursuit ensuite par le mot de la jeune fille lu par une élève de 2ème secondaire à l’école Prince de Paix. Elle était accompagnée par un de ses collègues « homme », pour montrer que les filles et les garçons peuvent travailler ensemble sans discrimination. Elle a évoqué plusieurs points dont celui d’éduquer la jeune fille d’une manière complète, afin d’être utile à la société plus tard. Elle a également évoqué que la maternité des filles mères les obligent souvent d’arrêter avec les études. D’où un faible taux des femmes universitaires ! Elle continue par dire qu’en milieu urbain, on continue de pousser des jeunes filles mineures au mariage, avec des hommes plus vieux sans leur avis, encore moins leur consentement. On la soumet à un mariage forcé plutôt qu’aux études et dans toutes ces choses, la loi n’arrive pas à arrêter ces mauvaises habitudes culturelles.                                                                                        

« A l’est du pays et au Kasaï, le phénomène des jeunes filles violées jusqu’à se ôter la vie continue toujours », a-t-elle déclaré. D’où à partir de ces mots, elle a demandé à toute l’assemblée d’observer une minute de silence en mémoire de ces filles violées sans défense. Elle a fini par plaider auprès des autorités pour la scolarisation complète des jeunes filles de la République démocratique du Congo. Son plaidoyer a été remis à la Ministre du Genre, Famille et Enfant juste après son discours.

 

51% des Femmes, 49% des hommes dans le monde

Après le mot de la jeune fille, le protocole a fait appel au professeur Lututala, Homme « genré » dit-on. Dans son allocution, il a évoqué des raisons suivantes : « sans la femme, l’homme ne peut procréer ; la femme est l’alter ego de l’homme. Donc, nous devons la respecter. 51% des femmes dans le monde, et 49 pour les hommes, donc les femmes sont plus nombreuses pour contribuer à la dynamique sociale » dit-il. Pour lui, ce sont les hommes qui fragilisent la femme, les rende vulnérable, les soumet à des travaux lourds…

« La proportion de la femme à l’université est faible à cause des grossesses ; et nous les hommes pensons qu’elle est appelée juste au mariage et à la procréation. Les hommes ont préféré donner le commerce et l’agriculture à la femme, et le reste d’emploi aux hommes », a dit le Professeur Lututala.   

L’élimination de toutes les formes d’inégalité vis-à-vis de la femme, aider la femme et les jeunes filles à jouer pleinement leur rôle, tel a été la déclaration de la représentante de la société civile.

Ainsi, la représentante pays d’Onu Femme RDC, Awa Ndiaye Seck, qui s’est exprimée au nom de la représentante spéciale du secrétaire général des Nations Unies en RDC, a fait part d’une observation d’Antonio Guttères qui affirme que ces dernières décennies, les droits de la femme ont connu une nette amélioration.

La Ministre d’Etat, ministre du Genre, Famille et Enfant, Béatrice Lomeya Atilite, a à son tour, remercié le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo pour son engagement à promouvoir la parité dans les institutions. Elle a ensuite remercié le Premier ministre, Sylvestre Ilunga Ilunkamba pour sa présence à cette activité.

« La journée internationale de la femme symbolise depuis plusieurs décennies, l’accomplissement de la volonté de peuple de la planète pour rendre hommage à celle qui représente plus de la moitié de la population mondiale, et contribue même à la création des richesses profitables au plus grand nombre d’individus, ans en tiré véritablement des bénéfices », a-t-elle déclarée.

Elle a martelé sur l’emploi des femmes aux différents postes en RDC, surtout dans l’armée et la politique ; et aux jeunes filles de poursuivre leurs études sans pour autant reculer. De rappeler que le thème international pour cette édition 2020 est : « je suis de la génération égalité, levez – vous pour défendre les droits des femmes ». Sur le plan national : « congolaises et congolais, levons-nous pour défendre les droits des femmes ». A elle de clore son message en souhaitant une bonne fête à toutes les femmes de la République démocratique du Congo, d’abord ainsi qu’aux femmes du monde entier. La cérémonie sera bouclée par le mot d’encouragement du Premier ministre à toutes les femmes.



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