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Développement humain: Ces lobbies étrangers qui menacent la RDC

Dans l’objectif d’accentuer leur mainmise sur les potentialités et les richesses de la République Démocratique du Congo, les grands groupes de pressions internationaux qui, jusque-là, considèrent notre pays comme leur chasse gardée, sont passés à l’offensive ces dernières semaines. Sur ce plan, la République Démocratique du Congo fait  actuellement face à trois fronts. Le premier combat concerne la plante connue sous le nom d’Artémisia. En effet, un de nos jeunes médecins, le Docteur Jérôme Munyangi a été mis en difficulté à cause de son dynamisme dans la promotion de cette plante qui guérit de la malaria. La seconde bagarre est celle du Code minier, lequel, après une longue et épique lutte contre les miniers étrangers opérant dans notre pays, est entré en vigueur en 2018, suite à sa promulgation par le Président honoraire, Joseph Kabila Kabange. La troisième attaque vient d’être relancer, depuis Bruxelles et New York, par le Groupe d’études pour le Congo à propos de la construction du site hydroélectrique d’Inga dans la Province du Kongo Central. Il s’agit ici des véritables affronts. Comment vont réagir nos autorités ?

Le sens du combat pour la liberté.

Le combat pour la libération du Congo, que nous menons ensemble depuis l’arrivée des colonisateurs sur nos terres, ne vise pas seulement une indépendance de façade, mais une véritable rupture des liens de subordination économiques devant entraîner des changements conséquents dans la qualité de vie des Congolais. C’est à cela que pensait Simon Kimbangu lorsqu’il déclarait en 1921 : « Moto moyindo akokoma mondele, mondele akokoma moto moyindo ». C’est ce que le chanteur-guitariste Adou Elenga voulait signifier dans sa célèbre chanson ATA NDELE. C’est bien pour la cause de la liberté, bien sûr, mais aussi, et surtout, pour l’amélioration de nos conditions de vie que les pères de l’indépendance avaient pris le risque énorme d’affronter, dans des conditions difficiles, un système colonial cent fois plus avisé et mieux armé qu’eux.

Le mépris dans lequel nos ancêtres ont été tenus par les participants à la Conférence de Berlin en divisant l’Afrique sans les africains ; la violence et la ruse avec lesquelles l’explorateur Stanley et ses comparses ont obtenu la soumission feinte de nos populations, témoignent de la volonté de domination qui animait nos envahisseurs. Que dire alors de mains coupées par les cruels envoyés du Roi Léopold II de Belgique pour améliorer le rendement des ramasseurs de caoutchouc ?  Le combat pour la libération est certes politique, mais doit avoir un poids économique prépondérant.

Les méthodes sont-elles apparemment moins brutales aujourd’hui, mais le schéma de base reste le même, à savoir : soumettre pour l’exploitation de l’homme par l’homme et le profit.

Les sacrifices consentis.

Que Patrice Lumumba soit mort assassiné par un Belge, sur le sol du Katanga, alors dominé par une société de la même nationalité, l’Union Minière du Haut Katanga, est un symbole fort qui devrait nous rappeler constamment le sens véritable du combat de l’héros national. Ce crime, sa cause, le lieu du forfait et le mode opératoire révèlent, non seulement le mépris dont nous sommes objet, mais aussi, le degré de voracité et de violence que les puissances peuvent mettre en œuvre pour s’emparer de ce qui ne leur appartient pas.

Mobutu Sese Seko, malgré tout ce que l’histoire lui reprochera, avait essayé à sa manière de reprendre notre patrimoine par la nationalisation de l’Union Minière du Haut Katanga et la création de la Gécamines. Les Congolais n’ont pas oublié ses prises de positions sur l’indépendance économique. Rappelons ici que la Zaïrianisation, de triste mémoire, était en fait une tentative ratée de reprendre en main des secteurs importants de l’économie nationale.

Mzee Laurent Désiré Kabila a été assassiné à Kinshasa par ceux qui craignaient sa tranchante volonté de contrôler les richesses de la nation et surtout de ne jamais  trahir le Congo.

Joseph Kabila Kabange que certains pensaient pouvoir manipuler aisément, en raison de son jeun’ âge lorsqu’il arrive au pouvoir, se montrera radical quant à la défense de la souveraineté du pays et de ses intérêts. C’est ce qui explique toutes les campagnes hostiles dont il a été victime, parfois sur le plan militaire et bien souvent hypocritement sous le couvert de la défense des valeurs démocratiques et des droits de l’homme.

Jusqu’ici les velléités de domination ne se sont pas estompées. Nos dirigeants, chacun à sa façon et selon sa capacité de refus de la soumission, s’y sont opposés.

Le temps des épreuves.        

Nous voici arrivé à une autre étape. Que va faire le Président Felix Tshisekedi face à ces récurrentes attaques ? La version congolaise de la controverse sur la plante médicinale Artémisia, le refus des miniers internationaux de payer chez nous le niveau de fiscalité qu’ils acceptent partout ailleurs, et enfin l’outrecuidance impérialiste de vouloir contrôler le marché de l’énergie électrique chez nous sont les nouveaux visages du combat.

Voici venu le temps de l’épreuve. Le fils du Sphinx de Limeté va-t-il, comme le souhaitent ses partenaires du FCC dans la coalition gouvernementale, demeurer fidèle à l’esprit des pères de l’indépendance que son prédécesseur Joseph Kabila Kabange a si bien incarné ? C’est l’espoir objectif du peuple congolais. 

L’Artémisia contre la malaria.

Notre compatriote, le Docteur Jérôme Munyangi, qui symbolise ce combat en RDC, n’a pas découvert cette merveilleuse plante utilisée dans la médecine chinoise depuis des siècles. Mais grâce à son action sur place en RDC, il permet déjà à nombre de nos compatriotes du Maniema de se soigner avec cette plante, sans se ruiner au profit des grands groupes pharmaceutiques qui contrôlent et dominent le marché que crée le paludisme dans notre pays. Ce savant congolais est actuellement en difficulté ; et pour crime : avoir, après examens et démonstrations, convaincu nos compatriotes qu’il était possible de guérir cette pandémie assassine sans forcément engager des fortunes. 

Et pourtant, la malaria tue des centaines de milliers de nos compatriotes chaque année et empêche un nombre encore plus élevé de travailler, donc de prendre part au développement du pays. C’est absolument une priorité nationale. Le gouvernement ne devrait-il pas s’emparer de cette question, protéger notre compatriote et faciliter officiellement la promotion de sa thérapie ? Il est encore possible d’agir.

Le Code minier et le contrôle de nos mines.

En ce mois d’octobre 2019, le patron de Kibali Gold Mine, Monsieur Mark Bristow  est passé à Kinshasa se réjouir de la bonne marche de ses affaires en RDC. La production  de sa mine congolaise a battu des nouveaux records de production. La prévision de production de 750 000 onces d’or  pour cette année sera largement dépassée. Et pourtant, le millionnaire persiste dans son combat pour amener les autorités congolaises à renoncer aux avantages acquis par la révision du Code minier de 2018. D’après un article  de deskeco.com,  le patron de Kibali Gold Mine  vante le fait que sa société aurait « déjà entamé des échanges avec le nouveau gouvernement de la R&eac



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