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Porte-parole de l’Opposition : Fayulu n’en fait aucun cas !

Malgré les assurances du Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo d’accompagner l’Opposition politique congolaise au cas où elle s’organisait, on est loin d’en arriver là. Après avoir organisé les élections à trois reprises, la République Démocratique du Congo demeure cette nation qui peine à se doter de vrais opposants. Le radicalisme est mal compris, et les opposants se sont fait adeptes du terme « non ». Ainsi, le chien conduit l’aveugle, et il est difficile d’arriver à destination. Une seule chose, mais des divergences d’opinions. D’où, le désintérêt.

Il a multiplié de périples en France, en Belgique,  en Angleterre ainsi qu’aux Etats-Unis d’Amérique, se prenant pour un « défenseur » de la diaspora congolaise, de surcroit même de tout le peuple congolais. Certains l’ont même dénommé « soldat du peuple ». Plus loin encore, il se prend pour un « président de la République », avec des résultats fabriqués par ses partenaires de l’église et certains impérialistes faisant de lui « vainqueur des élections » du 30 décembre 2018. Malheureusement, il ne sait pas brandir ces preuves, et jette la balle à la CENI ! Hélas, la Commission électorale nationale indépendante, et la Cour constitutionnelle ont reconnu Félix Tshisekedi comme l’unique gagnant de ces élections, et déjà dix mois durant, c’est lui qui dirige la République Démocratique du Congo. Même sur l’échelle mondiale, il est reconnu comme le seul président des Congolais. Il était à la tribune des Nations Unies, et continue de marquer le monde par ses missions diplomatiques qui remettent la RD Congo au concert des Nations, après une période des tumultes avec des partenaires internationaux.

Martin Fayulu, puisque c’est de lui qu’on parle, a pu même renoncer à son mandat électif à l’Assemblée nationale, et ne reconnait pas jusqu’à ce jour la victoire de Félix Tshisekedi à la dernière présidentielle. Qu’à cela ne tienne, la Cité de l’Union Africaine et le Palais de la Nation sont occupées par Tshilombo Tshisekedi, et Fayulu n’a que son « Faden House », son hôtel privé et le siège de son parti situé sur l’avenue des partis politiques, ex De l’enseignement. En refusant de siéger à l’Assemblée nationale, il a trahi en quelque sorte ses électeurs. Il croit tromper les gens, alors que l’on sait, même par le truchement de son suppléant, qu’il touche ses émoluments de la chambre basse du Parlement.

Qu’a-t-il déjà fait pour sa base de la Lukunga à Kinshasa ? Cette base qui a fait de lui député depuis 2006. Les actions sont invisibles. L’on reconnait Fayulu par sa voix à la radio, ses interviews multiples dans les médias, ses publications sur les réseaux sociaux, et malheureusement, faible du point de vue « actions ». Il est l’ami des musiciens, et aime bien les « mabanga » ; (dédicaces, en lingala). Il a bouffé seul ses émoluments, ses primes, et a pris le luxe de brandir ses derniers émoluments dans les médias pour, enfin, les remettre au trésor. C’est du déjà vu !

Le même Martin Fayulu Madidi ne veut pas reconnaitre sa défaite, et refuse même de servir la nation comme porte-parole de l’Opposition. Un regroupement politique au sein de l’Assemblée nationale qu’est la « Dynamique pour la Vérité des Urnes », cher à Martin Fayulu, et qui est sans statut juridique, ne veut pas entendre parler de Fayulu, ni même non plus d’un seul membre de la coalition Lamuka à ce poste constitutionnellement établi. Pour eux, accepter ce poste, c’est reconnaitre Félix Tshisekedi comme Président de la République. Or, qui ne sait pas que publiquement, Moïse Katumbi, le faiseur de Martin Fayulu, avait pris acte de l’élection de Félix Tshisekedi comme Président de la République ? Pourtant, s’il faut parler de la représentativité au Parlement, Martin Fayulu vient derrière Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba. Il est le seul député élu de son parti politique, bien que, quelques-uns se sont alliés à lui.

Si c’est Boketshu, ce Congolais de la diaspora qui pense faire peur aux gens, est à la base de ce désistement de Fayulu de prendre ce poste de porte-parole de l’Opposition qui lui va pourtant bien, l’intérêt des Congolais est donc jeté dans la rue, à cause des préoccupations égoïstes.

L’homme qui ne veut pas prendre la tête de l’opposition, a pourtant accepté de diriger une institution dont il a proposé la création, afin de bouffer autrement. Malheureusement encore, sa proposition n’a pas été agréée, et Fayulu  demeure « sans profession ». Cinq à la maison, Fayulu n’a qu’à voir ailleurs, soit poursuivre avec ses activités économiques pour survivre. Ceci parce que même les fameux Congolais de la diaspora en ont marre des discours, et veulent accompagner le leur, en la personne de Félix Tshisekedi. La rencontre de Bruxelles en est un illustre témoigne.

 



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