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Kinshasa : la première édition du Festival des aliments traditionnels et locaux (FESTAL) a vécu

Trois jours durant, soit du jeudi 22 au samedi 24 juin courant, la ville-province de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, a vibré au rythme du Festival des aliments traditionnels et locaux (FESTAL). Cette première édition placée sous le thème : « Authenticité alimentaire : je mange congolais », s’est tenue dans l’enceinte de l’INPESS sur le boulevard Triomphal en face du Musée national de la RDC. L’objectif était de mobiliser la population autour de la consommation des aliments traditionnels et locaux.

La première édition du Festival des aliments traditionnels et locaux (FESTAL) en République démocratique du Congo a été lancée le jeudi 22 juin 2023 à Kinshasa. C’est le bourgmestre de la commune de Kasa-Vubu qui avait procédé au lancement officiel des activités de ce FESTAL.

Cet événement a été organisé par le Comité national pour la promotion de l’Agriculture familiale (CNPAF) sous la coordination de la Confédération nationale des producteurs agricoles du Congo (CONAPAC). Ce, dans le cadre d'un projet appuyé par l'Alliance pour la souveraineté alimentaire en Afrique (AFSA).

Rappelons que cette activité a consisté à mener une campagne dénommée « Je mange congolais », issue du thème général au niveau de l'Afrique qui est « Ma nourriture est africaine », et qui vise la promotion des aliments traditionnels et locaux en République démocratique du Congo.

La première édition du Festival des aliments traditionnels et locaux (FESTAL) était une occasion de valoriser tout ce que les paysans congolais produisent sur place, a indiqué M. Buka Nathanaël, président du Comité national pour la promotion de l'agriculture familiale (CNPAF), et porte-parole de la Confédération des producteurs agricoles du Congo (COPACO/PRP), jeudi dernier à Kinshasa lors du lancement de cette activité alimentaire et culturelle.

« Nous sommes là pour sensibiliser la communauté paysanne ainsi que les consommateurs à la nécessité de consommer tout ce qui est produit localement », a-t-il déclaré, soulignant que l'objectif est que le pays soit nourri par des producteurs agricoles nationaux. Et d'ajouter : « Ce processus a commencé pour aller au niveau du Parlement pour que la RDC puisse adopter des politiques de souveraineté alimentaire ».

C'était un moment d'interprétation, de réflexion et de propositions des alternatives crédibles pour des bonnes politiques de sécurité alimentaire, a rappelé M. Sylvain Ntumba, secrétaire exécutif du CNPAF. Le représentant du secrétaire général à l'Agriculture, Zénon Falanga, a, de son côté, laissé entendre que pour avoir des lipides, protéines et vitamines, il est plus que nécessaire pour les Congolais, de recourir aux aliments traditionnels.

M. Falanga a, en même temps, interpellé le Gouvernement de la République pour qu'il prenne en compte des politiques agricoles durables qui mettent en avant-plan des produits forestiers non-ligneux. Et aux scientifiques, il leur a demandé de continuer à défendre l'utilisation des aliments traditionnels.

L'ambiance du festival s’est poursuivi vendredi dernier, le 2ème jour, consacré à l'apprentissage, au manger, consommer et déguster les aliments locaux et traditionnels des toutes les provinces. La clôture du FESTAL a donc intervenu le samedi 24 juin 2023 dans la soirée.

L’objectif est atteint

« Pendant trois jours nous avons reçu à mobiliser environ 6000 personnes qui ont visité les expositions et qui pris part aux différentes activités réalisées dans le cadre de ce FESTAL… Bien que ça ne soit pas le moment de faire déjà une évaluation, nous pouvons déjà déclarer qu’en tant que première édition, nous avons atteint notre objectif qui était principalement de sensibiliser les parties prenantes pour la promotion des aliments traditionnels et locaux. Pendant trois jours, nous avons pu associer activités scientifiques et débats lors des conférences qui nous ont permis d’identifier le potentiel congolais en termes de diversités alimentaires et cultures en R.D.C., les défis (techniques et financiers) de la production des aliments traditionnels et locaux, les enjeux socio-culturels liés au problématique des aliments traditionnels et locaux et activités culturelles de jouissance à travers des expositions des différents mets que nous spécialistes ont eu le mérite de nous présenter », a déclaré M. Buka Nathanaël dans son discours de clôture.

A l’en croire, le CNPAF a eu la chance de suivre toutes les préoccupations des uns et des autres. Et il a assuré que ces préoccupations seront coulées dans une feuille de route dans laquelle des actions concrètes seront réalisées dans le cadre de la capitalisation des acquis de cette première édition du FESTAL.

Cette feuille de route, a-t-il souligné, reprendra de manière plus détaillée des actions autour des principaux axes qui se sont dégagés, notamment, l’axe politique et de plaidoyer ; l’axe social et de mobilisation-sensibilisation sociale et des communautés ; l’axe économique pour renforcer les capacités des communautés à produire les aliments traditionnels et locaux ; l’axe réseautage pour intégrer les grands espaces de prise de décision et d’actions stratégiques ; l’axe culturel et éducatif pour travailler sur les mentalités afin de renforcer l’intérêt vers les produits locaux et leur promotion ; l’axe environnemental pour un développement durable des produits traditionnels et locaux. « Bref, rien ne sera laissé à l’oubli », rassure-t-il.

« Au moment où nous clôturons ce FESTAL, nous vous promettons d’améliorer pour la deuxième édition que nous pensons être plus active, innovatrice et plus intéressante dans sa présentation et sa chorégraphie. JE MANGE CONGOLAIS devrais désormais devenir notre slogan quotidien et rendez-vous l’an prochain pour la deuxième édition », a conclu le président du CNPAF, M. Buka Nathanaël, tout en remerciant tous ceux qui ont contribué à la réussite de cet événement de l’année : « Ils sont nombreux et le CNPAF vous dit MERCI ».



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