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Quand le manque d’infranstructures restreint les ambitions : La CTNC appelée à s’en remettre au Gouvernement

‘’La Compagnie Théâtre national congolais (CTNC) devrait s’en remettre au Gouvernement de la République, pour planifier notamment la question relative à l’acquisition des infrastructures adéquates’’. Cet encouragement d’un fan des arts du spectacle ‘’made by CNCT’’ (de l’anglais : élaboré par la Congolese national Company Theater), survient dans un contexte où la CTNC se trouve à la croisée de chemins : de un : il nous revient que la CTNC n’est pas acquéreuse d’infrastructure dans le Complexe du Centre culturel en construction par la Coopération chinoise, sise place ex Tembe na Tembe en diagonal du Palais du peuple ; de deux : En dépit de sa communauté de destins avec l’Institut national des Arts (INA), la CTNC pas bénéficiaire d’un précieux avantage qui pour l’INA, restera dans les annales. ‘’Pourtant conçu comme pépinière de la CTNC, l’INA aura un campus (en termes d’infrastructure) dans ledit Centre culturel à vocation africaine ; de trois : La ministre de la Culture, Arts et Patrimoines, Catherine Kathungu Furaha a encouragé à reprendre visibilité et vitalité. C’était à l’occasion de l’ouverture de la saison artistique 2021-2022 de la CTNC.

Quid du constat

Il s’observe sur le terrain que les travaux en cours d’érection du Centre culturel à vocation internationale par la Coopération chinoise, prévus pour trente-deux (32) mois, tendent vers la fin.

La presse locale a rapporté notamment ce qui suit en octobre dernier : (Citation) : Le Projet de Construction du Centre culturel et artistique pour les Pays de l'Afrique centrale à Kinshasa, don non-remboursable du Gouvernement chinois au Gouvernement congolais, est l'un des fruits de l'héritage continu et du développement de l'amitié sino-congolaise. Une fois achevé, il (le Centre culturel) fonctionnera comme un centre international à Kinshasa, un lieu de l’enseignement supérieur, un centre d'organisation de spectacles et d'échanges culturels et artistiques en Rdc. Il permet ainsi d'approfondir de cette manière, l'amitié entre les deux peuples. Le ministre du Commerce extérieur, Jean-Lucien Bussa a été invité, avec d’autres officiels congolais, à assister à l’achèvement des ‘’gros-œuvres’’ du projet de construction du Centre culturel et artistique pour les pays de l'Afrique Centrale. C’était en présence du Chargé d’Affaires Wang Hailong, M. HE Xialong, directeur exécutif de l’équipe de gestion du projet, etc.

Dans une interview accordée à la presse, Jean-Lucien Bussa a rappelé : «Il y a presque deux ans, en 2019, le président de la République s’est venu ici pour la pose de la première pierre du Centre culturel et artistique de l’Afrique centrale, don du gouvernement chinois. Aujourd’hui, nous avons eu l’honneur d’avoir été invité dans un projet piloté, au niveau du gouvernement chinois, par le ministre de Commerce chinois, qui a pensé renforcer les relations entre la Chine et la Rdc à travers des investissements publics. » (Fin de citation).

Pour l’heure, estiment les observateurs, les interrogations ne vont guère dans le sens de : pourquoi cet avantage accordé à l’INA et non à la CTNC ? A propos, il se raconte que le DG honoraire de l’INA, Prof Yoka Lye s’était bataillé dans un plaidoyer incluant constance, humilité et patience, pour arriver à léguer un tel acquis à l’actuelle administration. Une chose est vraie, c’est que le DG honoraire a vécu, en son temps, les rebondissements judiciaires du déguerpissement maintes fois avorté de l’INA, du bâtiment qu’occupe l’institution sur l’avenue du Commerce à la Gombe. C’est donc en homme averti que l’ancien DG s’était engagé dans le plaidoyer, rapporte son entourage.     

  La CTNC appelé à s’en remettre au Gouvernement de la République

Le recoupement des récits du passé laissent comprendre, en effet, que le géniteur de la CTNC, feu le président Mobutu Sese Seko, début décennie soixante-dix, était homme sachant allier les moyens aux ambitions. Ceci compris, la CTNC avait son bâtiment adapté, place (actuel Stade des Martyrs). A l’heure où survient l’appel de Mme la ministre à davantage de productions et de visibilité, il est souhaitable que le Gouvernement comprenne le message de la dégradation graduelle des infrastructures abritant la CTNC dans sa forme actuelle. Pour rappel, en effet, la ministre a prononcé le discours officiel d’ouverture de la saison artistique samedi 27 novembre 2021, en la salle du  Centre culturel congolais le Zoo, à la Gombe. Elle a réitéré le vœu de voir les activités culturelles reprendre pleinement à la CTNC, pour le plus grand bonheur des Congolais. Elle a encouragé par la même occasion, les animateurs de cette institution à fournir davantage d'efforts, pour une visibilité et à avoir un supplément d'imagination dans la production de leurs œuvres. La journée était honorée de la présence du DG de la CTNC, Ngandu Tshibutu, son staff, les artistes et d’invités.



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