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Xénophobie sud-africaine à l’égard des noirs africains Une ingratitude honteuse

Les actes de barbarie et de xénophobie dont l’Afrique du Sud est devenue coutumier démontrent que l’humain peut oublier les bienfaits de ceux qui l’ont soutenu. L’histoire récente démontre que l’Afrique du Sud a bénéficié de l’appui aussi bien politique que financier pour arriver à bout de l’apartheid qui avait clochardisé des millions de Sudafs.  Presque toute l’Afrique noire s’était réunie comme un seul homme derrière Nelson Mandela pour faire changer les choses. En fait, la victoire de l’ANC a été saluée comme celle du bien sur le mal, celle des noirs sur le système arbitraire instauré par les blancs racistes. Inutiles de rappeler que pendant ces années noires, plusieurs leaders sud-africains ont été littéralement supportés, nourris, financés, armés, encouragés par d’autres pays noirs comme la Rdc.

 

Le pays de Mobutu avait accepté de couper ses relations avec le pouvoir blanc sud-africain, s’inscrivant dans le combat de la libération de l’homme noir. Que dire du Zimbabwe, de la Zambie, Botswana, Ouganda, Nigeria, Ghana et autres puissances panafricaines ? A sa sortie de la prison, l’icône Mandela n’avait pas hésité une seule minute à venir dire merci à Mobutu (qui l’avait reçu avec honneur à Goma). Il fut le tour d’Afrique et du monde pour exprimer sa reconnaissance à l’endroit de tous ceux qui avaient soutenu son pays lors de ce long combat de la libération.  Il était de ceux qui pensent que l’unité de l’Afrique est possible et qu’en étant ensemble, les pays africains peuvent faire face au diktat de l’Occident. Voilà pourquoi le défunt Colonel Kadhafi l’avait soutenu jusqu’au bout. Dans sa tournée d’après-prison, Nelson Mandela s’est même permis de violer l’embargo qui frappait la Lybie concernant l’utilisation de ses aéroports. Cela explique l’entente et la complicité qu’il y avait entre les deux leaders panafricains.

 

Une nouvelle génération ingrate

 

A peine disparu de la scène politique, Mandela voit son combat être perverti par ses successeurs qui ne croient en l’Afrique que du bout de lèvres.  Les dirigeants sud-africains depuis quelques années sont incapables d’offrir le bien-être tant promis à leur peuple. Pendant les campagnes de l’ANC, les leaders politiques ont promis monts et merveilles à la pauvre population. Et à défaut de faire face à leurs promesses, les politiciens (qui se cachent derrière ces dérives xénophobes) laissent la population naïve croire qu’elle est pauvre et au chômage à cause des étrangers. Quand ces africains de la Rdc, de l’Ouganda et du Nigeria venaient soutenir l’Anc avec leurs moyens humains et financiers, on parlait alors de l’Union africaine. Aujourd’hui que ce pays semble émerger, la population manipulée montre ses couleurs xénophobes et les pourchassent avec des machettes, gourdins et autres armes blanches comme s’il s’agissait du gibier à abattre.

 

Un silence coupable

 

Pourquoi l’Union africaine ne lève pas la voix contre ces dérives ? L’Afrique du Sud n’a pas plus d’immigrés que l’Ouganda. Pas plus que le Nigeria. La Rdc fait face à la pauvreté avec des milliers voire des millions d’étrangers. Mais jamais, les Congolais n’ont indexé les Sénégalais, Maliens, Congolais de Brazzaville, Ougandais, Angolais, Rwandais comme étant les causes exclusives de leur misère sociale. Les condamnations timides des leaders sud-africains prouvent qu’ils ne sont pas prêts à s’assumer vis-à-vis de revendications sociales de leurs populations. Ils préfèrent distraire ce peuple et la dérouter vers les fausses cibles. C’est de la diversion.

Face à ce jeu qui ne profite à personne, les chefs d’Etats de pays attaqués dont la Rdc doivent avoir le courage de regarder les autorités du pays de l’arc-en-ciel, en face et leur cracher la vérité toute cru.

Comment parler de l’intégration régionale quand une partie de la population d’un pays se permet d’attaquer impunément les autres africains de manière répétée sans que cela ne soit condamné par les instances de l’union africaine ? Où sont les valeurs d’unité et fraternité africaines pour lesquelles Lumumba, Kwame Nkrumah, Nelson Mandela et autres héros avaient donné une bonne partie de leur vie, oubliant même leurs propres familles ?



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