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Proclamés élus par la Ceni et invalidés par la Cour Constitutionnelle: Les députés nationaux exigent le recomptage des voix

Les députés nationaux valablement élus et proclamés par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) à l’issue des élections législatives nationales du 30 décembre 2018, dans une déclaration lue le vendredi 12 juillet courant, sur l’esplanade du Palais du Peuple, ont exprimé leur indignation de l’injustice subie des arrêts iniques de la Cour des cours. Ils sont onze qui forment cette coalition des parlementaires injustement invalidés par la Cour des cours, à savoir Kangundu Khossy Justin, élus de Bulungu; Katasi Kiala Kennedy, élu de Lukunga ; Sambu Mbondo Dieudonné, élu de Gungu ; Magunda Ilunga Masiste, élu de Kenge Territoire ; Kaningu Shem Lwango Mulengwa Faustin, élu de Kabare ; Muembo Nkumba Raphaël, élu de Lubefu ; Mufula Shangwe Bravo, élu de Masisi ; Muswayi Doudou Faustin, élu de Kikwit ; Kaliba Mulanga Pardonne, élu de Fizi ; Banga Mukose Dieudonné, élu de Lubumbashi ville et Bahati Justin élu de Beni. Ces députés nationaux qui ont siégé à l’Assemblée nationale pendant six mois, dénoncent leur invalidation injuste à la suite des arrêts iniques rendus par la Cour constitutionnelle au-delà du délai légal fixé par la loi, celui de 60 jours. Ils l’ont dit en ces termes : « Constatons et faisons constater avec regret que la Cour constitutionnelle agissait en dehors des textes légaux, n’a pas tenu compte du recomptage des voix, violant ainsi le principe du contradictoire qui veut que ce recomptage se passe en présence du ministère public, de la Ceni, des parties concernées ou de leurs représentants. Principe sanctionné par le Procès- verbaux dûment notifiés aux parties », ont –ils déploré. 3.496 voix du PPRD invalident 7.012 du Code ! Le premier, car il s’agit de M. Sambu Mbondo Dieudonné, élu de Gungu, invalidé par une requête outre que celle qui ne l’a pas mis en cause à la Cour. Ceci dit, M. Sambu Mbondo Dieudonné élu député national sur la liste de CODE qui préside le député national Jean-Lucien Bussa Tongba a, à lui seul obtenu 7.012 voix, tandis que sa liste obtenait 8.158 voix. Curieusement que cela puisse paraitre, dans une requête RC 112 du Palu contre le PPRD, en ce que le Palu sur sa liste obtenait 30.540 voix et que l’heureux élu Makiashi Willy Willy obtenait 13.101. Il est tout à fait logique, que les 17. 439 voix, le Palu devrait avoir deux sièges dans la circonscription électorale de Gungu. Ainsi donc, le Parti du Patriarche Antoine Gizenga sollicitait de la Cour l’invalidation de Mme Kuhatelela Gubembeya Lucie qui, à la grande surprise a été proclamée et validée par la Cour des cours avec 3.496 voix sur une liste PPRD de 7.456 voix, soit les chiffres inférieurs à tous les élus nationaux de Gungu. Ceci étant, pour plaire au PPRD, la victime expiatoire n’est autre que le député Code, avec ses voix supérieures à celles de Mme Kujatelela Gubembeya Lucie. Dans un autre chapitre similaire, le cas de Katasi Kiala Kennedy, élu de la Lukunga laisse les observateurs et analystes des questions parlementaires sur leur soif. Le député national élu de Lukunga n’a jamais fait l’objet de contestation à ladite Cour. Apprenons-nous de sources de la Cour que la requête qui l’invalide est celle de Thomas Luhaka Losendjola qui n’a jamais contesté le siège de M. Katasi Kiala Kennedy. Par contre, cette requête visait la candidate proclamée élue et dernière de la liste des élus de Lukunga, à savoir l’AFDC-A Solange Masumboko Nyenyezi. L’union interparlementaire invitée à trancher Etant donné que les arrêts de la Cour ne sont susceptibles d’aucun recours, les élus nationaux de la Commission Electorale Nationale Indépendante victime de la Cour constitutionnelle, n’attendent pas baisser les bras face à cette aventure, tiennent à saisir l’Union interparlementaire dans le but de recouvrer réellement leur droit des vrais élus nationaux. Dans cette optique, les élus nationaux dont il est question demandent au Chef de l’Etat, en sa qualité de Garant du bon fonctionnement des institutions et du respect de la Constitution, tout en étant Magistrat Suprême, de s’impliquer personnellement en cette période de lutte contre la corruption et de l’établissement d’un Etat de droit, à faire échec à ces antivaleurs qui discréditent le pays. « Nous ne ménagerons aucun effort, et feront tout le nécessaire pour la défense de nos droits raillés par la Cour constitutionnelle ; nous nous engageons à dénoncer les œuvres de tous les intervenants véreux qui discréditent la justice congolaise », ont-ils déclaré. Ce dont ils invitent les organisations de défense des droits de l’homme ainsi que toutes personnes intéressées par la promotion du droit juste, et par l’avènement d’un Etat de droit, de ne pas laisser passer une telle ignominie.



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